mardi 19 mai 2009

alentours de requesens (catalogne sud)





De l'autre côté de la frontière, les bons restos fleurissent à profusion. Cantallops, près de la Junquera ne déroge pas à la règle. Ce petit village possède le sien, bien connu des habitués. Hélas,nous ne sommes pas venus jusqu'ici dans le but de nous restaurer, mais bel et bien avec la ferme intention de découvrir les alentours. La piste fait suite à la route, bien entretenue elle déroule son ruban jusqu'à notre destination : le col de medas, où nous laissons le véhicule.
La barrière franchie, nous empruntons un sentier qui sur notre gauche s'enfonce et s'élève dans une forêt typique de chênes-liège. Peu après, le sentier retrouve la piste. Dorénavant sur notre passage les découvertes vont se succéder sur un rythme soutenu. Au détour d'un virage, une clairière verdoyante attire notre attention. En son milieu, une ancienne scierie en ruines étale dans un désordre complet les éléments nécessaires à son fonctionnement. Témoignages d'une activité révolue, des lames de scie rouillées par les attaques du temps jonchent le sol. Non loin de là, une petite centrale hydraulique profite de la présence toute proche du torrent. Malgré tout, notre marche se poursuit bercée par le murmure du torrent. Fil conducteur de notre avancée, les eaux furieuses alimentées par une saison généreuse en pluies. De cascade en cascade, les eaux dévalent la pente et satisfont nos regards. Dans ce décor, nous arrivons à proximité d'une ancienne briqueterie à l'architecture curieuse et très intéressante que nous détaillons sous tous les angles. Les découvertes se succèdent à un rythme effréné. Soudain, nous découvrons une petite retenue d'eau que nous franchissons avec difficultés et nous débouchons dans un petit paradis. Partout,une étendue de marécages au vert tendre et omniprésent tapissent le sol de la forêt. De toutes parts, issu de cet univers liquide, fusent des croassements. Les batraciens nombreux ici expriment leur présence et marquent leur territoire, ne nous laissant aucun doute quand à la vie qui grouille dans cet espace. Incroyablement attirés par ce milieu, nous ne nous pressons guère de le quitter et un moment nous oublions même le temps qui passe. Sans retenue, nous nous imbibons de toutes ces couleurs et de tous ces sons qui nous bercent.
Trois fois hélas, il faut à présent s'arracher pour rentrer, car la réalité nous a rattrapé et nous devons repartir. Avec regret et difficulté nous nous exécutons.
Cette page n'est pas un exercice de style lyrique, mais assurément les mots manquent pour exprimer des sensations aussi intenses.







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