samedi 1 août 2009

la piste de la foun de l'orry











Nicole, notre randonneuse parisienne est de retour et l'occasion est trop belle pour organiser une nouvelle sortie. Accompagnée de sa copine et de Domi, notre gentille"gabatxche d'Axat", nous allons donc partager avec elles notre passion.
En ce mois de juillet, il fait très chaud et nous pensons qu'il faut démarrer très tôt (5h30, c'est bien); de préférence à destination d'un lieu élevé et ombragé.
Allez ce n'est pas très compliqué : direction le pic Néoulous au-dessus du Perthus. Là-bas, nous sommes sûrs de retrouver la fraîcheur, avec la certitude de côtoyer des paysages grandioses et remarquables.
Effectivement, à l'issue d'un trajet court mais agréable, nous nous garons en bord de piste où l'air frais nous accueille et nous invite à nous mettre rapidement en route. La piste très large nous guide, et d'un pas volontaire, nous la parcourons. Parfois, au hasard d'une trouée nous nous délectons de la vue panoramique sur la plaine du Roussillon.
A nos pieds, la carte des Pyrénées-Orientales se dessine grandeur nature. Bordée à l'est par l'azur de la mer et au nord par les Corbières à la blancheur calcaire. Hélas l'ouest encore caché par le sommet du pic Néoulous se fait encore attendre. Patience, bientôt notre ténacité sera récompensée. Nos membres, sous l'effort, petit à petit se réchauffent et il ne nous reste plus à présent que le plaisir de la découverte. Soudain au détour d'un virage, la forêt au nord fait place à un paysage beaucoup plus dégagé. La prairie qui la remplace est vite franchie. Nous sommes en crête, à cheval entre l'Espagne et la France. Le spectacle qui nous est proposé est sublime. Rien n'arrête notre regard et c'est sûr, à cet endroit précis, nous allons nous arrêter pour la pose habituelle. J'aime autant vous avouer que cette halte, nous la faisons durer...
Néanmoins il nous faut repartir et notre progression est toujours empreinte de notre intérêt qui ne se dément pas. Alternant forêts et prairies, les images se bousculent dans nos esprits. D'énormes hêtres saluent notre passage de leurs branches basses interminables, tandis que de-ci de-là des houx aux formes étonnantes se détachent sur les crêtes. Toutefois le temps qui passe, même ici, nous rappelle que nous devons rentrer et c'est en dévalant la pente que nous rejoignons la fontaine de "l'Orry"au bord de la piste qui va nous ramener au véhicule. L'existence de cette fontaine est très certainement une aubaine pour tous les randonneurs qui croisent dans les parages. Le murmure de l'eau accompagne harmonieusement la fraîcheur qu'elle dispense.
Bien voilà, maintenant la piste nous ramène sans efforts à notre point de départ. Le retour que nous effectuons bien qu'à regret nous offre malgré tout quelques bonnes surprises. Pour preuve, la visite d'un puits a neige, la rencontre avec ce troupeau de ruminants qui attire notre attention et surtout la parade amoureuse de deux de ses représentants qui alimente nos conversations. Dans cette ambiance sympathique et bon enfant, nous bouclons ce circuit facile et très plaisant.
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